Les qualités structurelles du bois ne sont plus à prouver comme en témoignent les constructions à colombages du XII siècle. En cas d'incendie, il a la particularité de conserver sa capacité de portance bien plus longtemps que son équivalent en béton ou en acier.
Il se consume lentement en gardant pendant des heures ses capacités mécaniques et sans dégager de gaz toxiques autre que le CO2.
Confort au niveau thermique car le bois est un matériau à faible conductivité qui complète une bonne isolation des logements avec moins de points thermiques que dans une construction classique. Confort également au niveau hygrométrique car le bois est un matériau dit hygroscopique, c'est-à-dire qu'il absorbe ou rejette, selon les conditions, l'humidité contenue dans l'air intérieur.
On parle de 20 % d'économie d'énergie, à épaisseur égale, par rapport aux maisons classiques en parpaing isolées par l'intérieur. S'ajoute l'aspect recyclable des constructions bois en fin de vie et la rapidité des constructions (2 à 3 mois de moins qu'une construction conventionnelle).
Malgré tous ces avantages, les construction bois ne représente que 4,5 % en France, loin derrière l'Amérique du nord à 99 % des constructions.
Il existe plusieurs procédés de construction bois : ossature bois panneaux, colombage, poteau-poutre, bois massif, rondin ou madrier, bois massif contrecollé. L'ossature bois représente environ 75 % des réalisations bois.
La technique contemporaine à remplacé les diagonales de contreventement des colombages par un voile de panneaux (de bois ou de gypse cellulose), situé d'un côté ou de l'autre de l'ossature.
En éco construction, les matériaux de contreventement mis en œuvre sont les plaques de gypse de cellulose (fermacell), l'OSB ou encore le DWD et PXD, panneaux haute densité en fibre de bois.
Un mur en ossature bois de 21 cm d'épaisseur (dont 12 cm d'isolant) a une capacité isolante identique à un mur de 35 cm standard en parpaing et laine minérale (dont 10 cm d'isolant).
En Allemagne ou en Suisse, on trouve des constructions bois de 35 à 40 cm d'épaisseur n'ayant aucun besoin de chauffage pour maintenir une température de 18°C à l'année : c'est ce que l'on appelle l'habitat passif. L'ossature bois possède également l'avantage d'être compatible avec tous les matériaux isolants, qu'ils soient écologiques (laine de bois, de chanvre, de lin, ouate de cellulose …) ou non (laines minérales, polystyrène, …) en vrac ou en panneaux.
Elle caractérise la capacité d'un bâtiment à stocker de la chaleur dans sa masse (murs, toitures, dalles). Plus l'inertie d'un logement est importante, plus il se réchauffe et se refroidit lentement. On parle également de déphasage thermique qui représente la durée pendant laquelle un matériau est capable de stocker de la chaleur avant de la restituer.
L'objectif à atteindre pour un confort optimal est un déphasage de 10 à 12 heures, permettant à la chaleur de l'après-midi (14 h) d'être évacuée pendant la nuit (2h).
Une solution est l'utilisation d'isolant dense. A capacité d'isolation égale, la laine de verre (densité 20kg/m3) permet un déphasage de six heures, alors que la ouate de cellulose (densité 55 kg /m3) retient la chaleur pendant 12 heures et la fibre de bois (densité 160 kg/m3) pendant 15 heures.
Dossier réalisé par Julie Barbeillon, La maison écologique n° 40 Août-Septembre 2007